12 December 2017

Dicours sur la Situation de la Nation 2017 du Premier Ministre Paul Kaba THIEBA

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VENDREDI 14 AVRIL 2017

Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA a dressé le bilan de son action à la tête du gouvernement devant la représentation nationale ce vendredi 14 Avril 2017. Le Premier Ministre a passé en revue les grands chantiers ouverts dans le cadre de la mise en œuvre du #PNDES, pour une transformation structurelle de l’économie et la lutte contre la pauvreté au Burkina. Ci-dessous l’intégralité du discours sur la situation de la Nation 2017.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais, avant tout propos, réitérer ma profonde gratitude au Président du Faso pour la confiance qu’il a renouvelée à ma modeste personne pour conduire le Gouvernement du Burkina Faso.

Je vis cela comme un sacerdoce et je ferai tout pour être à la hauteur de cette confiance et des attentes légitimes de notre peuple.

Aussi, c’est avec un plaisir renouvelé que je me retrouve une fois de plus devant votre auguste Assemblée pour délivrer au nom de mon Gouvernement, le Discours sur la situation de la nation conformément aux dispositions de l’article 109 de notre loi fondamentale.

Honorables Députés,

Le Burkina Faso a engagé depuis l’élection du Président Roch Marc Christian KABORE le 29 novembre 2015, un vaste chantier celui de la reconstruction de notre pays, de son repositionnement sur la voie du développement et sur l’échiquier international comme un exemple de démocratie. Ce chantier s’ouvre dans un contexte mondial marqué par le fléau du terrorisme qui est devenu un phénomène planétaire et une préoccupation pour toutes les nations du monde. Dès le lendemain de la formation du gouvernement en janvier 2016, les terroristes ont semé, dans les cœurs de tous les Burkinabè, la stupeur, l’inquiétude et la psychose, par l’attaque encore fraîche dans les mémoires de l’Hôtel Splendid et du Cappuccino. Puis se sont enchaînées sans relâche dans la région du Sahel, en particulier dans le Soum, des attaques terroristes répétées, mêlant assassinats et prises d’otages.

Intangom, Nassoumbou etc., ont été les cibles d’une barbarie des plus extrêmes. Ces attaques constituent une agression contre notre peuple, contre nos valeurs de tolérance, de respect du caractère sacré de la vie, de cohésion sociale, de dialogue des cultures et des religions.

C’est le lieu pour moi d’exprimer la solidarité et la compassion du Gouvernement à toutes les familles endeuillées par ces lâches attentats.

A la mémoire de toutes les victimes, je vous demande une minute de silence.

(Je vous remercie).

Je puis vous assurer qu’au-delà de l’émotion et de la douleur, cette guerre qui nous est imposée a ravivé en nous, le patriotisme, le sens du sacrifice et notre détermination à ne rien céder aux terroristes. Nous n’avons pas peur de nos ennemis et nous sommes déterminés à nous battre pour préserver ce qui nous est cher, la liberté, la démocratie et notre souveraineté.

Honorables députés,

Le message central de mon propos devant vous ce matin, je l’ai déjà dit solennellement à l’occasion de la conférence de Paris sur le financement du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), c’est que le Burkina Faso est en marche. Il se porte de mieux en mieux après les graves crises socio politiques de 2014 et de 2015. Si vous me le permettez « Burkina Faso is back ».

Notre pays redémarre car nous avons préservé et approfondi nos valeurs fondamentales, la liberté et la démocratie au cours de l’année écoulée dans un contexte social et politique post insurrectionnel agité.

Le Burkina Faso va mieux parce que nous avons mis en œuvre une politique de rupture en luttant contre les inégalités sociales et la corruption et approfondi l’Etat de droit et les droits humains.

Notre pays va mieux parce que la croissance de l’économie nationale, en ressortant à 6,2% en 2016 est au potentiel, ce qui laisse augurer une croissance encore plus forte en 2017.

Enfin, notre pays redémarre avec la conception et le début de la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). Oui, le PNDES est notre boussole et notre espérance pour mettre fin à la pauvreté et aux inégalités et construire un modèle économique et social fondé sur une croissance forte, inclusive et durable.

Cependant, nous ne devons pas perdre de vue les défis actuels et futurs liés à la sécurité nationale, à la paix sociale ainsi qu’à l’emploi des jeunes et des femmes indispensables pour une mise en œuvre réussie du PNDES.

Honorables députés,

La rupture annoncée par mon Gouvernement requiert un engagement personnel de tous les burkinabè et un sacrifice de chacun de nous.

Le chantier de la construction nationale s’ouvre dans un environnement national marqué par la recrudescence des mouvements sociaux, dont la forte pression met en danger la paix sociale nécessaire pour mettre en œuvre les réformes indispensables au développement de l’économie nationale.

La recrudescence de ces revendications salariales et les formes d’expression qu’elles revêtent aujourd’hui notamment les « sit in » sont des sources d’inquiétude profonde, au regard de leur incidence néfaste sur les capacités financières limitées du pays.

Face à ces revendications salariales et sociales, la politique du Gouvernement repose sur le dialogue social et le respect des libertés syndicales. Mais il ne faudrait pas confondre cette politique qui repose sur nos valeurs fondamentales à une quelconque forme de faiblesse car nous sommes déterminés à préserver la viabilité du cadre macro-économique et à placer l’action gouvernementale dans l’intérêt de tous les burkinabè sans exclusion.

En dépit de ce contexte social difficile, mon Gouvernement a œuvré à la relance de l’activité économique qui était en berne depuis 2014. L’économie du Burkina Faso se porte de mieux en mieux depuis 2016. En effet, la croissance économique est repartie à la hausse en 2016 avec un taux de progression du PIB réel de 6,2% contre 4% en 2014 et 2015. Cette performance économique retrouvée est le signe que le Burkina Faso a emprunté désormais le sentier d’une croissance forte, inclusive et durable objectif prioritaire de mon gouvernement. Je peux donc vous affirmer que notre pays redémarre.

Nous sommes déterminés à relever les défis de la sécurité et du développement en apportant grâce à la mise en œuvre réussie du PNDES, les changements qualitatifs attendus tant au niveau de la gouvernance, de la formation du capital humain que de la restructuration de l’économie de notre pays.

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs les Députés,

Permettez-moi de vous féliciter pour l’immense travail législatif abattu par notre Parlement au cours de l’année écoulée. Il a puissamment contribué à l’atteinte des résultats de mon Gouvernement.

En effet, au cours de vos sessions tenues en 2016 dont deux ordinaires et une extraordinaire, vous avez adopté 39 projets de lois sur 48 inscrits, adressé au Gouvernement 134 questions dont 78 orales, 4 d’actualité et 52 écrites.

Par ailleurs, vous avez institué deux commissions d’enquêtes parlementaires qui ont rédigé de précieux rapports sur le foncier urbain et sur les titres miniers.

Le Gouvernement s’attèle à la mise en œuvre des recommandations de ces deux commissions parlementaires. Ainsi, j’ai procédé à l’installation en mars 2017, d’une commission interministérielle sur l’apurement du passif du foncier urbain que je préside personnellement.

Ces bons résultats et ces initiatives parlementaires sont des témoignages de la vitalité de notre démocratie.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Comme vous le savez, l’action gouvernementale s’inscrit dans le cadre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), le nouveau référentiel de développement de notre pays qui a été adopté en juillet 2016 à l’issue d’un processus participatif. Ce document est la traduction opérationnelle du programme du Président Roch Marc Christian KABORE dont la vision est de "Bâtir avec le peuple un Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice", par "une transformation structurelle de notre économie pour la mettre sur une nouvelle trajectoire de forte croissance, tout en réduisant profondément les inégalités sociales et la pauvreté rurale et urbaine ».

Dans cette optique, les efforts de mon Gouvernement au cours de l’année 2016 sont en cohérence avec les trois axes stratégiques du PNDES à savoir :

réformer les institutions et moderniser l’administration,

développer le capital humain,

dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Dans le domaine de la gouvernance politique, institutionnelle et juridictionnelle, les actions mises en œuvre, au cours de l’année 2016, se sont articulées autour des relations internationales, de la justice et des droits humains, de la sécurité intérieure et de la défense nationale.

L’instabilité politique de ces dernières années a suffisamment indiqué le degré de l’inadéquation de nos institutions avec les besoins fondamentaux de notre peuple. Le contrat social qui cimentait toutes les composantes de la Nation s’est révélé être un simple document modifiable à souhait. Aussi, après l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, la réforme des institutions est- elle apparue comme un impératif pour réconcilier la nation entière avec elle-même. Le Président du Faso, en avait pris l’engagement pendant la campagne. Pour tenir cette promesse de campagne, il a mis en place une Commission constitutionnelle, composée de toutes les couches socio-politiques, avec pour charge de doter notre pays d’une nouvelle constitution qui soit conforme à cette aspiration nettement exprimée de notre peuple pour un plus grand ancrage de la démocratie. Cette nouvelle constitution, dont le projet est déjà disponible, constituera le socle du nouveau contrat social, destiné à mieux unir tous les citoyens burkinabè dans le pacte collectif d’un vivre ensemble harmonieux et pacifique. Il traduira la nouvelle vision de notre société et constituera l’instrument de défense de nos valeurs.

Il est également impératif que les aspirations du peuple trouvent dans la réforme de la justice, une traduction rapide. C’est pourquoi, au cours de l’année écoulée, le Gouvernement a fait de l’indépendance de la justice une question prioritaire. C’est là, où les dysfonctionnements étaient les plus significatifs, qu’il convenait d’agir pour renforcer l’Etat de droit dans notre pays. Dès le premier trimestre de 2016, le Gouvernement, en toute responsabilité, a engagé la mise en œuvre de nombreuses actions destinées à garantir son indépendance, son efficacité et à promouvoir le civisme et les droits humains au Burkina Faso.

A ce titre, les textes d’application du statut de la magistrature et de la loi organique sur le Conseil Supérieur de la Magistrature ont été adoptés. De même, un dispositif d’évaluation de la performance du magistrat avec l’élaboration des critères d’évaluation a également été instauré. Les capacités matérielles et humaines de la justice ont été renforcées. Ainsi, 74 magistrats, 300 gardes de sécurité pénitentiaire, 25 greffiers, 25 secrétaires des greffes et parquets, 15 attachés en droits humains et 20 huissiers de justice ont été recrutés. Un accent particulier a été mis sur les tribunaux de commerce de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso à travers une dotation conséquente en matériel informatique et en mobilier de bureau.

Au-delà du renforcement de la Justice en ressources humaines, le Gouvernement a doté le département en équipements pénitentiaires, avec notamment la construction du bâtiment annexe de la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO), la réhabilitation des Maisons d’arrêt de Banfora, Tenkodogo, Diapaga et Bogandé.

La mise en œuvre de l’engagement intitulé « contribuer à améliorer l’accès local à la justice, la protection des droits humains et la stabilité », objet d’une convention signée avec les partenaires techniques et financiers, renforcera l’accès à la justice.

Notre Justice dispose désormais d’instruments opérationnels pour réprimer les infractions économiques et financières et la criminalité depuis le vote de la loi portant création, organisation et fonctionnement des pôles judiciaires spécialisés à l’exemple des Tribunaux de Grande Instance de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Le contexte sécuritaire précaire a fait de la création du pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme une urgence. Il s’imposait également de renforcer la déconcentration de l’institution judiciaire par la création de la Cour d’appel de Fada N’Gourma et l’adoption du projet de loi portant régime pénitentiaire.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Corrélativement avec le renforcement de l’appareil judiciaire, le Gouvernement s’est préoccupé de la lutte contre la corruption, en mettant en place les dispositifs appropriés suivants :

l’adoption de trois (3) décrets d’application de la loi n°004-2015/CNT du 03 mars 2015 portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso. Ces décrets portent essentiellement sur la procédure et le délai de transmission de la déclaration d’intérêt de patrimoine à l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption et la fixation du seuil des dons, cadeaux et autres avantages non soumis à déclaration ;

l’adoption du décret n°2016-470/PRES du 19 mai 2016 promulguant la loi n°007/AN du 21 avril 2016 portant définition et répression de l’usure ;

l’adoption du décret portant fixation du seuil relatif au délit d’apparence et l’adoption d’une loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Une des aspirations profondes de notre peuple réside dans la promotion des droits humains et du civisme. A ce titre, les actions majeures ont porté sur :

l’adoption de la loi n°2016-001/AN du 24 mars 2016 portant création de la Commission nationale des droits humains ;

la présentation par le Burkina Faso de trois (3) rapports devant les instances internationales sur les droits humains à Genève ;

la poursuite de la formation des enseignants permanents des ENEP sur l’unité des droits humains en vue de son introduction dans les différents ordres d’enseignement ;

la formation civique et patriotique de 5 368 jeunes des régions du Burkina, par le Service national pour le développement.

Honorables Députés,

Mesdames et messieurs,

Dans le cadre du renforcement de la lutte contre le terrorisme, le Gouvernement a mené les actions suivantes :

l’organisation de grandes opérations de sécurisation des régions du sahel, du Centre-Est, du Centre, des Hauts Bassins, des cascades, du Sud-ouest et du plateau central ;

l’organisation d’Opérations conjointes avec les Forces de Défense et de Sécurité du Togo dans le Centre Est ;

le déploiement des Forces de Défense et de Sécurité dans certaines zones frontalières, notamment le Nord et le Sahel.

Dans un contexte marqué par le grand banditisme et le terrorisme, la coopération transfrontalière devient une nécessité. C’est pourquoi, mon Gouvernement a ratifié la « Convention de Niamey » sur la coopération transfrontalière et procédé à la signature d’un Accord-cadre entre le Burkina Faso et la République du Mali.

Un financement de 20 milliards de FCFA a été obtenu pour la mise en œuvre du programme d’appui à la gestion intégrée des espaces frontaliers (ProGEF) pour une durée de 4 ans.

Dans le souci de garantir la sécurité des personnes et des biens, nos forces de défense et de sécurité ont organisé de nombreuses patrouilles et opérations de ratissage de grande envergure dans les zones criminogènes des 13 Régions du pays.

Honorables Députés,

En termes de perspectives, dans l’amélioration de la sécurité intérieure, mon Gouvernement va redoubler d’efforts pour le renforcement de la coopération bilatérale, multilatérale et internationale.

En réitérant mes encouragements aux Forces de Défenses et de Sécurité, je tiens ici à traduire toute la reconnaissance du peuple burkinabé, aux pays frères limitrophes, aux pays frères et amis pour leurs nombreux apports dans le cadre du renforcement de la sécurité intérieure et de nos frontières.

Monsieur le Président,

Honorables députés,

Conformément à l’engagement du Président du Faso d’œuvrer à l’émergence d’une diplomatie d’ouverture au service d’une politique étrangère cohérente, dynamique à même d’assurer au Burkina Faso la considération et la confiance de ses partenaires, le Gouvernement a mené une politique étrangère ouverte au service du développement de notre pays, fondée sur la solidarité et résolument engagée dans la recherche de la paix et de la sécurité internationale.

Ainsi sur le plan bilatéral, nous avons pris part à trois commissions mixtes de coopération respectivement avec le Soudan à Khartoum, la République de Chine Taïwan à Ouagadougou et la Tunisie à Tunis. A l’issue des travaux de ces commissions, 17 Accords et Protocoles d’Accords ont été signés.

Par ailleurs, nous avons participé à la 5ème conférence au sommet du Traité d’Amitié et de Coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina-Faso, du 25 au 29 juillet 2016 à Yamoussoukro. La réussite de ce sommet a permis de renforcer nos relations d’amitié et de coopération avec la Côte d’Ivoire, pays avec lequel nous sommes liés par l’histoire, la géographie et par des intérêts partagés. Elle a également permis de relancer les grands projets intégrateurs entre nos deux pays notamment le chemin de fer et l’autoroute Abidjan-Ouagadougou. L’Axe Ouagadougou – Yamoussoukro doit rester un axe fort dans le processus de l’intégration sous régionale. Ce choix diplomatique responsable relève de nos intérêts nationaux de sécurité.

Sur le plan multilatéral, il vous souviendra qu’au cours de l’année sous revue, notre pays a pris une part active à la 71ème session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies et aux rencontres statutaires des ensembles sous régionaux et régionaux, comme la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, de la CEDEAO et de l’UEMOA. Toutes ces initiatives ont contribué à renforcer nos liens de coopération avec les pays amis et les instances régionales et internationales. Ce dynamisme particulier de notre pays, a valu la désignation du Burkina Faso comme représentant de l’Afrique de l’Ouest au niveau du Comité de mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

Par ailleurs, notre pays a adhéré, en décembre 2016 à Paris au Partenariat pour le Gouvernement Ouvert, une initiative multilatérale, visant à promouvoir la transparence de l’action publique et l’ouverture à de nouvelles formes de concertation et de collaboration avec la société civile.

Honorables députés,

Si nous voulons nous affirmer avec dignité sur la scène internationale, nous avons le devoir de prendre en compte les préoccupations des Burkinabè de l’extérieur qui ont toujours montré un attachement à la mère-patrie et qui ont souvent à l’esprit le souci de son devenir. Ils n’attendent que de voir mettre en place l’environnement indispensable à leur implication active au processus du développement du Burkina Faso. La création d’un comité interministériel pour réfléchir sur les modalités pratiques de la participation des Burkinabè de l’extérieur aux prochaines élections en 2020 et la mise en place d’un comité mixte pour la gestion du dossier « Mont Péko » en Côte d’Ivoire sont les prémices d’un engagement fort de mon Gouvernement à associer les Burkinabè de l’extérieur à la construction nationale. Un site web a également été conçu pour servir d’interface entre les Burkinabè de l’extérieur et ceux de la mère patrie.

Au cours de l’année en cours, mon Gouvernement poursuivra la mise en œuvre de la politique étrangère définie par le Président du Faso, fondée sur la défense de nos intérêts nationaux, de la liberté, de la démocratie et la préservation de la paix dans la sous-région, en Afrique et dans le monde.

Mesdames et Messieurs les Députés,

La communication et l’information occupent une place importante dans le processus de bonne gouvernance dans lequel est engagé mon Gouvernement. Des progrès ont été réalisés pour le renforcement des capacités technologiques et infrastructurelles de ce secteur, en particulier la transition vers la Télévision Numérique de Terre (TNT). Ce sont :

la définition du plan de déploiement sur toute l’étendue du territoire ;

la construction d’infrastructures techniques dans les stations de diffusion des villes de Bobo-Dioulasso, Banfora, Gaoua, Kaya, Fada, Dori, Léo et Manga ;

la réception et l’installation d’équipements complets de ces stations de diffusion ainsi que ceux des stations de la ville de Ouagadougou ;

la disponibilité d’un plan de communication et le lancement d’une campagne de sensibilisation ;

l’adoption d’un décret permettant l’importation et la commercialisation des adaptateurs de qualité et à des prix accessibles.

A ces actions, s’ajoute la numérisation des équipements de la section réception et transmission de la RTB.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

En vue d’amener les acteurs du domaine de l’information et de la communication à être en phase avec cette transition, 75 agents ont été formés aux métiers de la TNT. Mieux, les curricula de formation de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication ont été relus selon les normes du CAMES pour les adapter aux exigences du moment.

Pour étendre la zone de couverture des médias publics, mon Gouvernement a procédé à l’acquisition, puis à l’installation de 07 émetteurs radios dans les zones de Gaoua, Orodara, Léo, Boulsa, Kompiemga, Diapaga et Ouahigouya portant ainsi le taux de couverture radiophonique de 52,5% à 75,5%. A cela s’ajoute le développement de Sidwaya mobile et de Sidwaya numérique.

La politique de déconcentration des médias publics par la mise à la disposition des populations d’outils d’information et de communication de proximité, s’est poursuivie avec la construction d’infrastructures des RTB2 dans les régions du Centre-Nord et du Centre-Est. Celle de la région du Centre-Nord est en phase de finition et les équipements sont déjà acquis.

Nonobstant les efforts fournis dans le développement des médias publics, les possibilités d’information restent immenses. L’information est pour le Gouvernement une obligation et pour le citoyen un droit, mais aussi un devoir. Il a droit à l’information pour être à même de participer en toute conscience au développement du pays. L’information, c’est aussi le domaine de l’expression des libertés fondamentales. Elle permet de mesurer la vitalité de notre démocratie. Le nombre croissant des médias privés est une réalité qui atteste de la volonté du Gouvernement de favoriser la libre expression des opinions en vue de promouvoir un débat démocratique fructueux sur tous les sujets de la vie nationale.

Mais le Gouvernement est conscient que le métier de l’information et celui de la communication rencontrent des difficultés. Aussi, s’est-il engagé à soutenir les médias et la presse dans la tâche combien indispensable, de l’information des citoyens en relisant le décret portant création du Fonds d’appui à la presse privée afin de le rendre plus opérationnel. A ce jour, le Fonds dispose d’organes et d’outils de gestion, d’un statut juridique et organisationnel ainsi que du personnel. C’est dans cette même optique que le décret portant règlementation des professions publicitaires a été pris au cours de l’année 2016.

Notre ambition pour 2017 est de rendre fonctionnels le premier multiplex de la TNT ainsi que les RTB2 du Centre-Nord et du Centre-Est, d’implanter 17 émetteurs radios dans les zones frontalières en priorité et de lancer la construction des sièges de la RTB, des Editions Sidwaya et de l’ISTIC.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

On ne peut parler d’information du citoyen, de sa participation consciente au développement du pays, sans évoquer la question essentielle de la gouvernance administrative et locale. Les actions du Gouvernement se sont inscrites dans la perspective de disposer d’une administration moderne, performante, au service de l’intérêt général et surtout porteuse de développement.

Les principales actions réalisées ont porté sur la gestion des circonscriptions administratives, la gestion des libertés publiques, des affaires politiques et des frontières.

Ainsi, le Gouvernement a adopté des décrets portant respectivement sur l’organisation administrative du territoire et attributions des chefs de circonscription administrative au Burkina Faso et sur l’organisation du gouvernorat, du haut-commissariat et de la préfecture. L’adoption de ces décrets contribuera à renforcer la base règlementaire des circonscriptions administratives.

La volonté de mon Gouvernement de faire de la décentralisation la voie de l’ancrage de la démocratie et du développement à la base, s’est traduite entre autres par :

l’adoption de 21 protocoles d’opérations entre l’Etat et les collectivités territoriales ;

la finalisation de la cartographie de la coopération décentralisée ;

la signature des textes relatifs à l’entente et au partenariat dans le cadre de la coopération décentralisée.

Le Gouvernement a également eu le souci de mieux accompagner la décentralisation et le développement local, en adoptant un ensemble de textes y relatifs :

le projet de loi portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents des collectivités territoriales et ses textes d’application ;

le décret portant subvention de l’Etat pour la prise en charge salariale des agents des Collectivités territoriales formés dans les Instituts Régionaux d’Administration.

A cela s’ajoute l’opérationnalisation du logiciel d’aide à l’élaboration des ratios et agrégats financiers des Collectivités Territoriales.

Pour ce qui est du financement de la décentralisation, une convention a été signée avec les partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre du programme « décentralisation et participation citoyenne ».

Dans le domaine de la protection civile, la principale action menée est relative à l’ouverture du Centre de secours et d’incendie de Kaya.

Au titre de l’état civil, le Gouvernement a procédé à l’adoption de la stratégie nationale révisée de l’état civil au Burkina Faso, dont l’opérationnalisation est prévue en 2017 et à la formation des présidents des tribunaux départementaux, des officiers et agents de l’état civil de certaines communes.

En termes de perspectives, mon Gouvernement envisage cette année :

la réalisation de la cartographie des risques des 13 régions du pays ;

la relecture du Code général des collectivités territoriales et les principaux référentiels ainsi que les plans d’actions associés ;

la finalisation de la stratégie nationale d’administration du territoire ;

le renforcement de la représentation de l’Etat dans les zones frontalières et la sécurisation des limites frontalières ;

la mise en place de la nouvelle phase du Programme d’appui aux collectivités territoriales ;

la poursuite du maillage du pays par la réalisation d’infrastructures adéquates dans les différentes régions non couvertes et la construction du siège de l’Institut d’Etudes de Protection Civile ;

la poursuite de la modernisation de l’état civil ;

la tenue des élections municipales partielles dans les communes dont les conseils municipaux sont déchus.

la conduite de réflexions sur le statut de la chefferie coutumière.

Honorables

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